La réalité sociale pour femmes et enfants

LA SITUATION AU BURKINA FASO

Nombreux sont les femmes et les enfants  exposés à une grande pauvreté et à la violence. Très souvent, les filles n’ont pas le droit d’aller à l’école et elles sont mariées avant leur majorité. Les femmes n’ont pas la possibilité de permettre une existence autonome à leur famille car l’éducation, la possession des terres et l’héritage leur sont refusés.

L’exemple le plus violent qui démontre la persistence de la discrimination feminine est la mutilation sexuelle feminine. Cette violence exercée de façon systématique est responsable de grandes souffrances et d’une restriction fondamentale des potentiels des filles.

Depuis 2011, nous luttons en partenariat avec les initiatives locales pour la protection des filles. Notre travail pour les droits de l’homme s’organise à travers des projets concrets pour l’éducation, pour la santé et pour l’assurance d’un revenu familial.

Bienvenue

Droits des femmes

L’amélioration de la condition des femmes joue un rôle déterminant en termes de droits humains, qui plus est lorsqu’il est question d’encourager la situation économique et sociale des pays en voie de développement. Le droit international public définit précisément dans ses contrats la manière dont cette amélioration doit être entreprise. Nous vous présentons ci-dessous les accords principaux traitant des droits des femmes.

Déclaration générale des droits de l’homme (1948)
La „Déclaration universelle des droits de l’homme", inclue dans la Résolution 217 (II) des Nations Unies datant du 10. 12. 1948, stipule dans l’Art. 2 alinéa 1 que chaque être humain peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés énoncés dans la Déclaration, sans distinction aucune, notamment de sexe. La Déclaration s’étend également à d’autres droits humains, comme le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité des personnes (Art. 3). La „Déclaration universelle des droits de l’homme" constitue une étape majeure dans la lutte contre la discrimination fondée sur le sexe.

„Les droits fondamentaux des femmes et des filles constituent une partie intégrante et inaliénable des droits humains universels." 
Déclaration sur la suppression de la violence à l’encontre des femmes 1993

Accord sur la suppression de la discrimination à l’égard de la femme (CEDAW, 1979)
Conformément à ce qui énoncé dans son préambule, l’Accord sur la suppression de toute forme de discrimination à l’égard de la femme a été conclu le 18.12.1979 dans la perspective que la discrimination à l’égard de la femme enfreint les principes fondamentaux que constituent l’égalité et le respect de la dignité humaine. La discrimination empêche également les femmes de participer à la vie politique, sociale, économique et culturelle de leur pays dans les mêmes conditions que les hommes. Elle freine la croissance et la prospérité de la société et de la famille et constitue un obstacle pour l’épanouissement des compétences que la femme pourrait mettre au service de son pays et de l’humanité. L’Article 3 prévoit que les états ayant souscrit à cet accord prennent des mesures appropriées dans tous les domaines afin d’assurer l’épanouissement total et la stimulation de la femme, et ce en particulier dans les domaines sociaux, économiques et culturels. Ces mesures doivent garantir à la femme de pouvoir exercer et jouir des droits humains et des libertés fondamentales au même titre que l’homme. Cet accord va donc plus loin que la Déclaration des droits de l’Homme dans le sens où elle reconnaît les droits de la femme en tant que droits humains.

Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM, 1985/1976)
La première Conférence mondiale des femmes, qui s’est tenue à Mexico en 1975, avait pour thème „Égalité, développement, paix". Elle a mené à la fondation en 1979 du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM). L’objectif de ce fonds est d’améliorer au moyen d’investissements concrets et de mesures juridiques la condition et le niveau de vie des femmes dans les pays en voie de développement. L’UNIFEM, qui a son siège à New York, a été reconnu en 1985 comme organisation indépendante des Nations Unies.

Déclaration sur la suppression de la violence à l’encontre des femmes (1993)
La deuxième Conférence des droits de l’Homme, qui a s’est tenue à Vienne en 1993, a donné lieu à des discussions au sujet des violences commises à l’encontre de la femme. La résolution finale comprend une condamnation explicite de la violence à l’égard des femmes. Elle stipule que « les droits fondamentaux des femmes et des filles constituent une partie intégrante, inaliénable et indivisible des droits humains ». Suite à la Conférence des droits de l’Homme, les Nations Unies ont adopté en décembre 1993 une « Déclaration sur la suppression de la violence à l’encontre des femmes ». Celle-ci définit les violations des droits humains aussi bien dans le domaine public que le domaine privé. Elle condamne la mutilation génitale féminine et d’autres pratiques traditionnelles nuisibles et préjudiciables, qu’elle considère comme une forme de violence à l’encontre des femmes.

Programme d’action de la Conférence Internationale sur la population et le développement (Le Caire, 1994)
Les 179 États présents à la Conférence internationale sur la population et le développement, qui s’est tenue au Caire en 1994, ont établi un plan d’action au sujet du développement, de la politique démographique et du droit des femmes. Ce plan, adopté avec l’objectif d’une application d’ici l’année 2015, doit en particulier permettre un accès à la médecine reproductive et au planning familial. L’éducation et le renforcement de la position des femmes y occupent une place prépondérante. La Déclaration accorde une valeur particulière à des thèmes tels que l’accompagnement pendant la grossesse, l’accouchement et la naissance ainsi que la protection contre les maladies sexuellement transmissibles telles que le VIH/Sida.

Déclaration de la conférence mondiale des femmes (Pékin, 1995)
Les gouvernements présents en septembre 1995 à la quatrième Conférence des femmes à Pékin (Beijing) ont adopté la « Déclaration de Pékin », qui met en lumière les inégalités de traitements entre hommes et femmes. Avec en ligne de mire l’objectif de faire des droits des femmes et des filles une partie intégrante et inaliénable des droits humains et des libertés fondamentales, cette Déclaration a donné lieu à la création d’une plate-forme pour la responsabilisation des femmes. Dans le paragraphe « violence à l’encontre des femmes », la plate-forme dénonce toute forme de violence physique, sexuelle et psychique à l’encontre des femmes. Parmi celles-ci, on compte le viol dans le cadre du mariage, la mutilation des organes sexuels féminins et autres pratiques traditionnelles nocives pour les femmes. La plate-forme encourage les gouvernements ainsi que les organisations internationales et les organisations non-gouvernementales à prendre des mesures de protection. Dans le chapitre « jeunes filles », il est explicitement mentionné que les filles, que ce soit durant leurs premières années de vie, leur enfance ou l’âge adulte, sont discriminées au travers de certaines attitudes et pratiques répandues.

Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies concernant les femmes et la sécurité (2000)
Le conseil de sécurité des Nations Unies a adopté en 2000 la Résolution 1325 « Femmes, paix et sécurité ». Cette Résolution appelle pour la première fois à protéger les droits des femmes et à intégrer celles-ci de manière égalitaire dans les négociations de paix, la résolution des conflits et le processus de reconstruction.

Protocole de Maputo (2005)
Lors d’une rencontre au sommet à Maputo, les 53 membres de l’Union Africaine (UA) ont adopté le protocole pour les droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo), complétant la charte Africaine des Droits de l’Homme et des Droits des Peuples conclue en 1986. Le catalogue global des droits à protéger mentionne explicitement dans le paragraphe « Suppression des pratiques nuisibles » (Art. 5) l’objectif de combattre toute forme de mutilation génitale féminine.

Qui sommes-nous?

Pour en savoir plus sur nous SAIDA s’engage pour la mise en pratique des droits des enfants et des femmes dans les pays en voie de développement. La protection des enfants face à la mutilation sexuelle feminine et face au mariage précoce ainsi que l´éducation des filles, l´encouragement des initiatives féminines et l´amelioration de la santé reproductive sont nos priorités.

Contact

Notre compte

Souhaitez vous soutenir notre travail?
Faites un don à la Ethikbank

IBAN DE61 8309 4495 0003 0283 13 

PARTAGER