L'expansion

Pratique répandue à travers le monde

Les mutilations génitales font 3 millions de victimes chaque année. Cette forme de violence est entre temps devenue un phénomène mondial. De nombreux pays dans lesquels ce phénomène existe ont fait voter des lois assorties de sanctions. Malgré cela chaque année 3 millions de jeunes filles sont soumises à ce traitement. Actuellement dans les pays africains, arabes et asiatiques où cette pratique existe, 200 millions de jeunes filles et de femmes doivent vivre avec ses graves conséquences. Dans certains pays c’est presque toute la population féminine qui est concernée, tels que l’Egypte, la Guinée et la Somalie. Dans d’autres pays elle est pratiquée par certaines ethnies.

Cette violence systématique contre la population féminine est répandue dans quelques 28 pays d’Afrique et est de plus en plus présente au Proche Orient et en Asie. Dans les chiffres publiés par l’Unicef, outre les pays africains, on retrouve l‘ Irak et le Jemen. Il faut souligner que l’Unicef a en février 2006 corrigé vers le haut le nombre des victimes, étant donné que l’expansion de cette pratique en Malaisie et en Indonésie a causé au moins 50 millions de victimes. Des études faites en Iran, Oman, aux Emirats arabes unis et au Pakistan montrent la vraie étendue géographique du phénomène. Il ne reste que d’attendre si la vraie recherche sur le terrain figurera dans les statistiques officielles consacrées á l’étendue du phénomène.

Avec l’immigration, les mutilations génitales ont fait leur apparition également en Amérique, Australie et en Europe. Des recherches de la Waris Dirie Foundation ont prouvé qu’en Europe au moins 500 000 femmes et jeunes filles et 180 000 fillettes mineurs sont sérieusement menacées. En Allemagne seulement quelques 30 000 fillettes sont déjà menacées ou sont déjà victimes de cette violence.

Cette violence ne recule nullement dans les Etats de droit européens. Afin de protéger efficacement des mutilations génitales les jeunes filles vivant en Allemagne, nous encourageons et plaidons pour des mesures préventives effectives, comme l’introduction d’une obligation de déclaration calquée sur le modèle français ainsi que des analyses médicales préventives pour enfants.